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À tous les membres du Service de l’identité judiciaire :


La Sous-direction de la santé et de la sécurité au travail (SSST) et les Services des sciences judiciaires et de l'identité (SSJI) de la GRC ont passé un contrat avec Cantox Health Services International (CANTOX) pour effectuer un examen indépendant des risques pour la santé, en particulier de la cancérogénicité, des produits chimiques actuellement utilisés lors de l’identification des indices matériels. Un rapport final a été rédigé et il est en cours de traduction. Les versions en français et en anglais seront disponibles d’ici la mi-septembre.

La société CANTOX a évalué 64 produits chimiques avant de déclarer qu’aucun d’entre eux n’était classé comme un agent cancérogène pour les humains. On a signalé que dix produits chimiques « ont provoqué des tumeurs chez des animaux de laboratoire, mais on manque d’éléments de preuve ou ceux-ci ne sont pas assez concluants pour qu’on les associe aux humains ». Six produits chimiques « n’ont pas de potentiel cancérogène, mais ils peuvent poser un risque théorique ». Il s’agirait de substances ayant une structure chimique semblable à des agents cancérogènes connus.

Des dix produits chimiques qui ont provoqué des tumeurs chez des animaux de laboratoire, les deux les plus souvent utilisés pour l’identification des indices matériels sont le méthanol et la rhodamine 6G (R6G). CANTOX a toutefois conclu que le méthanol, un solvant utilisé dans un certain nombre de solutions destinées à l’identification d’indices matériels, n’avait aucun potentiel cancérogène pour les humains. L’utilisation de la R6G, un colorant utilisé pour les empreintes révélées au cyanoacrylate, doit se faire dans une hotte de laboratoire et le personnel chargé de l’identification des indices matériels doit porter un équipement de protection individuelle (EPI) adéquat. Les pièces à conviction qui ont subi un traitement à la R6G et qui sont présentées devant les tribunaux doivent être soigneusement emballées de façon à empêcher une exposition à des résidus de R6G. Les huit produits chimiques restants ne sont pas utilisés très souvent lors de l’identification d’indices matériels, mais ils peuvent tous l’être de façon sécuritaire en prenant certaines précautions. Nous devons cependant mentionner que le phénol, en particulier, est un produit chimique toxique et un irritant cutané intense qui doit être utilisé dans une hotte de laboratoire.

Des six produits chimiques présentant un risque théorique, le DFO et le Brilliant Yellow sont couramment utilisés dans une section de l’identification pour la révélation des empreintes digitales latentes. Encore une fois, il est important de prendre les précautions qui s’imposent lorsque vous travaillez avec le DFO et le Brilliant Yellow. Les pièces à conviction traitées doivent être emballées de façon à empêcher une exposition aux résidus de DFO ou de Brilliant Yellow.

Le rapport de CANTOX révèle que les produits chimiques actuellement utilisés par les employés des SSJI ne sont pas très dangereux lorsqu’ils sont manipulés de façon adéquate. Cependant, comme vous le savez, la plupart des produits chimiques peuvent être toxiques à forte dose. Les produits chimiques peuvent pénétrer dans l’organisme par inhalation, ingestion, contact avec les yeux ou avec la peau. Il est par conséquent impératif que les employés respectent les directives opérationnelles et les méthodes de fonctionnement normalisées et qu’ils consultent régulièrement les fiches signalétiques des fabricants de produits chimiques. Il est essentiel d’employer des mesures d’ingénierie, comme des hottes de laboratoire, et de porter de l’équipement de protection individuelle, comme des gants, des lunettes de sécurité et un sarrau de laboratoire. Pour de plus amples informations, veuillez lire les directives opérationnelles du SIIJ en matière de santé et de sécurité à l’adresse suivante : http://infoweb.rcmp-grc.gc.ca/fsis/working_documents/ifis/SOG/HealthSafety_f.pdf.

Votre sécurité nous tient à cœur, c’est pourquoi, par mesure de protection contre un risque théorique, nous avons fourni des conseils médicaux aux médecins-chefs divisionnaires afin d’assurer une surveillance continue à l’aide de diverses méthodes. Il peut s’agir d’une évaluation médicale au moment des Évaluations périodiques de santé, d’évaluations justifiées par des symptômes ou des signes, d’évaluations ciblées selon l’emplacement d’une tumeur potentielle et du recours à des examens médicaux précis visant à détecter des substances réglementées. De plus, la GRC prévoit entreprendre une étude pour évaluer les risques pour la santé associés aux produits chimiques qui ne sont plus utilisés pour l’identification d’indices matériels, mais qui peuvent l’avoir été par le passé.

Si vous avez des questions ou des préoccupations à propos du rapport ou des produits chimiques que vous utilisez, n’hésitez pas à en parler à votre gestionnaire ou à votre médecin-chef divisionnaire. Vous pouvez également communiquer avec Santé et sécurité au travail à l’adresse OHS_SST dans Groupwise. D’autres informations à propos du rapport de CANTOX seront disponibles à l’automne.

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Surint. Rich Boughen, directeur général, Sous-direction de la santé et de la sécurité au travail

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Surint. Paula Dionne, off. resp. du Service intégré de l'identité judiciaire